Mais
revenons
en
cette
année
1430
et
repartons
vers
la
reconstruction
du
nouveau
"Puy
du
Fou".
Guy II ne le reconduisit pas au même endroit, mais bien 400 mètre plus loin.
Pourquoi ?
En
fonction
de
la
topographie
des
lieux
et
des
événements
de
1421,
plusieurs
hypothèses
(non
vérifiées)
s'offrent à nous.
Reconstruire
un
château
là
où
les
anglais
sont
passés
laisserait
un
mauvais
souvenir
sur
l'efficacité
de
la
protection du château.
En
ce
qui
concerne
l'endroit
choisi,
il
semble
que
la
protection
naturelle
avec
la
présence
de
l'étang
était
plus adaptée aux techniques de défense et de combat de l'époque.
Pour cela, il faut s'imaginer qu'à l'époque l'étang entourait les 3/4 de l'édifice.
On peut aussi penser à une meilleure accessibilité de l'endroit par le charroi de l'époque.
Concevoir
qu'il
ait
été
plus
facile
et
surtout
plus
rapide
de
repartir
sur
un
terrain
"neutre"
et
dépourvu
de
construction
pour
établir
les
bases
d'un
nouvel
édifice plus et ce en se servant des pierres de l'ancien château, peut-être une raison valable.
Mais aussi, que pour répondre aux attaques de l'ennemi, il fallait avoir une fortification plus imposante et
mieux protégée.
Ou a-t-il répondu à la requête du Roi Charles VII de constituer une place forte au Puy du Fou.
Il est fort à penser qu'il y avait un peu de tout ces éléments, mais il y a eu un de poids qui définira le nouvel
endroit, c'est la partie de la taxation.
En effet, l'emplacement du Vieux Puy du Fou relevait de la châtellenie de Mortagne.
A cette époque le Puy du Fou était une simple seigneurie.
Les redevances versées à Mortagne devaient être très élevées.
Guy
II
du
Puy
du
Fou
avait
dû
se
rendre
compte
que
les
seigneurs
de
Mortagne,
jaloux
de
leurs
prérogatives,
s'opposeraient
à
une
extension
des
droits
honorifiques
que
pourrait
revendiquer
le
seigneur
du
Puy
du
Fou,
en
raison
de
l'accroissement
de
son
influence
et de l'augmentation de sa fortune.
Alors Guy II
du
Puy
du
Fou,
fort
de
ses
bonnes
relations
avec
son
voisin
immédiat,
le
seigneur-châtelain de
Rochetemer, en les Herbiers.
Sans
doute,
qu'il
lui
a
promit
de
prélever
sur
son
nouveau
château
du
Puy
du
Fou,
des
redevances moins
élevées que celles versées à Mortagne.
Le
terrain
choisit
ayant
probablement
peu
d'importance
et
peu
de
valeur
au
vu
de
sa
localisation au bord de
l'étang.
Ils
décidèrent
de
construire
le
nouveau
château
sur
une
partie
de
son
domaine
relevant
féodalement
et
directement de la châtellenie de Rochetemer.
Plus
tard
même
le
seigneur
de
la
Rochetemer
abandonnera
à
celui
du
Puy
du
Fou,
la
féodalité
consistant
en
huit
chapons
de
cens,
qui
lui
étaient
dû
sur
le
Bourg-Bérart et la Chasse-Levrière.
Le nouvel emplacement choisi était plus constructible que celui de l'ancien château, près du croisement de deux chemins importants.
De
plus,
il
ne
serait
plus
gêné
par
la
proximité
du
Bourg-Bérart,
en
partie
en
ruine,
dont
une
part
importante
de
la
population
avait
été
transférée
au
bourg
des Epesses.
L'étang
sur
le
bord
duquel
fut
construit
le
nouveau
château
permettait
facilement
de
mettre
en
eau les fossés qui devaient l'entourer.
Il devait être de plan carré, avec donjon et
tours aux angles.
Ce
nouveau
château
répondra
aux
buts
fixés
dans
l'autorisation
donnée
en
mars
1432
par
le Roi Charles VII.
Vers
1453,
Guy
II
du
Puy
du
Fou
meurt
et
son
fils
Jacques
(1405-1488)
lui
succède
comme
seigneur du Puy
du Fou.
Il
sera
élevé,
dès
son
plus
jeune
âge,
à
la
cour
du
roi
René
d'Anjou
(1409-1480)
et
en
1437,
il sera fait grand
écuyer.
Le
11
février
1434,
il
épouse
une
très
riche
héritière,
Isabeau
dame
des
Roches-Baritaud
Chateaubriand
(1365-1410)
,
fille
unique
du
Chambellan
des
rois
Charles
VI
(1380-1422)
et
Charles
VII
(1422-1461)
,
qui
lui
apporte
de
nombreux
domaines
en
Bas-
Poitou.
De
cette
union,
naîtront
huit
enfants :
6
filles
et
2
garçons
dont
François
Ier
du
Puy
du
Fou
(1435-1527)
qui
héritera de la seigneurie en 1488.
Le
15
juillet
1465,
Jacques
(1405-1488)
est
aux
côtés
de
Louis
XI
(1423-1483)
à
la
bataille
de
Monthléry
(16
juillet
1465),
contre
ses
adversaires
de
la
Ligue
du Bien Public
(Révolte de princes de mars à octobre 1465 contre l'accroissement des pouvoirs du roi de France Louis XI)
.
François Ier
(1435-1527)
se marie 2 fois.
D'un de ses mariages naîtra François II
(1495-1548).
Il succède à son père dans la possession du château et de la seigneurie du Puy du Fou.
En
1527,
il
fait
un
mariage
princier,
en
épousant
Catherine
de
Laval-Montmorency
(1499-1584)
,
fille
de
Jean
de
Laval
(1480
–
1541)
,
qui
lui
apporte
de
nombreux
domaines
et
quarante
mille
livres en dot.
A la tête d'une immense fortune, les jeunes époux font de fréquents séjours à la Cour de France.
C'était l'aube
de
la
Renaissance
en
France
avec
ses
quatre
phases
s'étendant
de
1495
jusqu'au
début du 17
ème
siècle.
1
.
Le style Louis XII : transition entre Art Gothique et Première Renaissance
(1495 à 1525/1530)
.
2
.
La Première Renaissance
(1515 à 1530/1540)
.
3
.
La Seconde Renaissance : Le Classicisme
(1540 à 1559/1564)
.
4. Le Maniérisme
(1559/1564 au début du XVIIe siècle)
.
Les rois de France ramènent d'Italie de nombreux architectes et artistes.
Peu à peu, la noblesse française remplaçe ses sombres châteaux féodaux, par des demeures splendides, ouvertes largement sur le soleil.
Lorsque
la
première
Renaissance
(1515
à
1530/1540)
se
produit,
les
populations
ont
sous
les
yeux
de
grands
châteaux
féodaux
récemment
achevés
ou
rénovés.
De même les églises sont remises en état.
L'entrée de la culture artistique surviendra une quinzaine d'années plus tard.
En
août
1537,
François
II
du
Puy
du
Fou
premier
écuyer
tranchant
du
roi
François
Ier,
se
rend à la Cour de
France pour y recevoir le Collier de l'Ordre de Saint-Michel.
Il tombe en admiration devant tant de beautés architecturales.
Lorsqu'il
regagna
le
Puy
du
Fou
avec
sa
jeune
épouse,
le
château
construit
par
son
aïeul
Guy
II,
leur
semble
bien
triste
avec
ses
épaisses
murailles,
ses
étroites
fenêtres,
où le confort avait été sacrifié à la sécurité.
Comme
son
vieux
château
n'était
plus
digne
de
sa
grande
fortune,
ils
décident
de
remplacer
cette
forteresse
qui
avait
à
peine
plus
d'un
siècle,
par
un
château
au
goût
du
jour
et
sur
les
traces
de
la
renaissance
(mouvement
couvrant
la
période
du
XIVème
siècle
au
XVIème
siècle),
bâti
sur
le
même
emplacement en bordure de l'étang.
Il fait réaliser une œuvre romaine et classique, en rupture avec le Moyen Age.
Pour
la
transformation
du
château,
c'est
l'architecte
italien,
pilier
de
l'Ecole
de
Fontainebleau,
Le
Primatice
(1504-1570)
qui dressa les plans
en 1539.
La
structure
du
plan
et
celle
de
la
façade
sur
cour
répondent
à
une
science
avancée
des
proportions,
de
la
géométrie
de
la
science
des
rapports
2
et
1,
et
d'une
composition
organisée
autour
d'un
point
dans
l'axe
(savoir
la
pile
centrale
de
la
loggia)
selon
un
jeu
de
symétrie/dissymétrie,
très
complexe,
d'une
géométrie
modulaire, et celui de l'inversion.
Ce
qui
apparaît
dans
cette
construction,
c'est
un
parti
pris
du
maître
d'œuvre
(François
II
du
Puy-du-Fou)
et
du
maître
d'ouvrage
(l'architecte)
dans
les
tendances
et les réalisations de cette première Renaissance classique.
Au
Puy-du-Fou,
le
choix
de
la
brique
pour
la
surface
murale
extérieure
est
une
innovation relativement peu
suivie dans la région.
Elle
permettait
d'introduire
la
couleur
et
de
rendre
plus
lisible
le
rapport
du
constructif
et
du
parement,
c'est-à-dire
un
rapport
entre
les
ordres
classiques
sculptés dans le granit et un espace de repos porteur de lumière.
On s'attendrait à la tuile
(tige de botte)
pour la couverture.
Or, c'est de l'ardoise, qui fut employée, comme l'établissent de récents documents.
A la fin de la rénovation, devait-il ressembler à ce croquis ?
Personne ne le sait.
On
peut
se
poser
la
question
au
vu
de
la
philosophie
du
mouvement
renaissance
avec
ses
châteaux
grand
ouvert et ses espaces réservés aux jardins.
Une autre question se pose … Où loger le personnel de maison et les où placer les écuries ?
Au Puy du Fou, on ne retrouve pas de sculptures, probablement à cause de la dureté du granit.
On
retrouve
de
lourdes
imitations
qui
signalent
la
fin
du
moyen-âge
et
le
retour
vers
des
motifs
grecs
et
romains.
Mais cette façade, ses péristyles sévères donnent au château un magnifique ensemble.
Pour la construction de la grande Loggia, toute la première partie du château construite un siècle plus tôt au
bord de l'étang fut démolie.
De
nouvelles
fondations
furent
bâties
sur
pilotis
en
raison
des
infiltrations
provenant
de
l'étang
tout
proche.
Sur
l'arrière,
on
retrouve
une
terrasse
de
5
mètres
de haut surplombant l'étang.
Ensuite des magasins à vivres, des celliers.
Dès
1540,
(date
de
référence
mentionnée
par
Gabriel
du
Puy
du
Fou
dans
ses
mémoires)
commence
la
construction
avec
le
corps
du
logis
(qui
fait
face
à
l'entrée)
qui
s'étend
sur
66
mètres
de
longueur
avec
de
vastes
sous-sols
(cuisines,
cellier,
stockage)
,
un
rez-de-chaussée
(appartement
d'apparat
et
de
réception,
la
chapelle)
et
un
étage
(appartements
privés),
décorés par des colonnes ioniques et corinthienne comme pour retourner vers l’antiquité.
Dans
la
spacieuse
cuisine
en
sous-sol,
deux
immenses
cheminées,
dont
l'une
pouvait
cuire
un
bœuf entier.
La
lumière
du
jour
provenait
par
des
fenêtres
donnant
sur
la
grande
cour
et
sur
la
terrasse
qui
tout
le
long
de
l'étang borde le château.
On pénétrait dans le rez-de-chaussée par une petite loggia composée de deux arcades de granit en plein cintre.
A
gauche,
le
grand
salon
éclairé
par
six
belles fenêtres à meneaux.
L'aspect
de
ces
façades
rappelle
l'architecture italienne de la Renaissance.
Le sous-sol a la sévérité du toscan.
Le
rez-de-chaussée
dresse
ses
fines
colonnades
ioniques
et
le
riche
corinthien orne l'étage.
Une belle et large corniche, sommée d'élégantes lucarnes à frontons couronnait le tout.
Toutes
les
ouvertures,
les
colonnades
étaient
de
fin
granit
de
Mortagne,
et
les
murs
étaient
remplis
par
un
briquetage
aux tons roses très décoratifs.
La charpente
élancée
permettait
de
créer
des
combles
habitables,
éclairés
par
les
petites
lucarnes
en
plein
cintre à frontons triangulaires.
En face de l'entrée, un escalier à vis desservait l'unique étage et les combles.
Comme
tous
les
châteaux
d'une
certaine
importance
dans
la
région,
la
toiture
était
vraisemblablement
composée
par
des
tuiles
plates
au
bout
arrondi,
dites
"tuiles
écailles",
clouées sur une charpente assez élevée.
Ces
tuiles
étaient
fabriquées
sur
place
car
chaque
domaine
avait
sa
tuilerie,
qui
travaillait
non
seulement
pour le château, mais pour les multiples métairies du domaine.
Le
Primatice
étant
un
architecte
de
goût,
il
n'aurait
pas
eu
l'idée
de
coiffer
un
château
de
briques
roses,
par
une
sombre
toiture
d'ardoises,
matériau
d'ailleurs peu employé au-dessous de la Loire.
En 1548, le gros œuvre du logis principal est terminé.
Le 17 juillet 1548, François II du Puy du Fou est pris de maladie à Saumur
et décède.
Il ne manque plus que la décoration intérieure dans le logis.
Si
bien
que
sa
veuve,
Catherine
de
Laval
(1499-1584),
se
contenta
de
terminer
la
décoration intérieure et extérieure de ce premier corps de logis.
Le
2
novembre
1559,
René
ler
du
Puy
du
Fou
(1520-1566)
,
fils
de
François
II
et
de
Catherine
de
Laval,
épousera
Catherine
de
la
Rochefoucauld
(1528-
1577),
fille
du
Grand
Sénéchal
de
Guyenne,
Gouverneur
de
Paris
et
de
Jeanne
d'
Amboise.
Ils
viendront
s'installer
au
Puy
du
Fou
et
continueront
l'œuvre
de
leur
père
François
II
et
reprennent en main les travaux de décoration et de peinture.
En
1566,
René
Ier
meurt
assassiné
lors
d'une
partie
de
chasse,
dans
de
tragiques
circonstances,
très
probablement
des
suites
de
la
Guerre
entre
Catholiques et Protestants.
Sa veuve continuera, malgré l'insécurité des
temps, l'œuvre de reconstruction du Puy du Fou.
Inutile de raconter les massacres, les villes et châteaux brûlés, pendant plus d'un quart de siècle, les exactions, les provocations, les actes de folie.
Au cours de cette phase destructrice, la pénétration du classicisme se poursuit.
La
même
année,
Catherine
de
LA
ROCHEFOUCAULD
entreprend
deux
nouveaux
chantiers,
malgré
l'insécurité
des
temps.
Elle
suivit
les
plans
tracés
par
Le
Primatice
(1504-1570).
Le premier, c'est un bel escalier monumental
(le
grand
degré)
voûté
de
caissons
sculptés,
devenant la clé logique de l'édifice et mettant
fin
aux
colimaçons
du
moyen-âge,
facilite
l'accès,
aussi
bien
aux
sous-sols
qu'aux
étages
supérieurs,
additionné
d'une
grande
loggia
dont
on
accède
à
la
somptueuse
chapelle,
dédié à Marie-Madeleine comme
celle du premier château.
Le deuxième, c'est l'aile gauche du château.
Une
immense
galerie
d'une
longueur
de
58
mètres édifiée en granit et en briques.
Elle n'a pas d'ouverture vers l'extérieur pour se protéger des troubles religieux de l'époque.
On y trouve un caveau voûté en maçonnerie.
La
canalisation
directe
entre
le
puits
et
la
cuisine
n'étant
pas
suffisante,
on
aménage
un
bassin
carré
de
2,5
mètres
de
côté
et
de
2
mètres de profondeur.
En
toute
saison,
il
était
rempli
aux
trois
quarts
d'une
eau
fraîche
et
limpide
et
assurait
toutes
les
demandes.
(Une
réplique
de
ce
bassin
se
situe
dans
le
village
18éme).
L'escalier
tout
en
granit
avec
sa
rampe
incorporée
dans
les
murs
est
d'un
fini
véritablement
somptueux.
Il est précédé d'un péri, supporté par des colonnes de granit d'un seul morceau, autrefois voûté lui aussi en
caissons de granit moulurés.
Le dessus de la loggia formant le balcon, permet d'accéder à l'étage de la grande galerie qui borde le côté
gauche de la cour.
Faisant suite à l'escalier donnant directement sur le péri
(galerie),
on retrouve une chapelle de forme rectangulaire.
Le plus bel ornement était un plafond voûté, à caissons sculptés, dont il reste encore la première rangée.
Cette voûte était peinte.
Le restant s'étant effondré sous l'incendie révolutionnaire.
Pour l'éclairer, une baie flamboyante à meneau central.
L'autel a disparu vraisemblablement dans les incendies de 1794.
Mais
on
trouva
quelques
restes
du
beau
pavage
de
terre
cuite
à
carreaux
ornés
de
motifs
en
relief,
rappelant
ceux
qui
pavaient
le
transept
de
l'église
de
l'abbaye de La Grainetière.
Ces carrelages étaient fabriqués au Prieuré de Grammont, en Saint-Prouant.
A
côté,
était
une
chapelle
consacrée
à
Sainte-Marie
Madeleine,
comme
celle
du
Vieux
Puy
du
Fou,
à
la
magnifique
architecture,
éclairée
de
deux
grandes
fenêtres à meneaux, avec au milieu un très grand et bel
arc surbaissé, la divisant en deux.
Dans cette belle salle, deux cheminées monumentales se font face, encadrées de petites niches moulurées.
Catherine de La Rochefoucauld ne s'arrêta pas dans sa reconstruction.
Entre 1566 et 1569, elle fit bâtir la galerie à arcades de granit, de 58 mètres de long qui borde le côté gauche
de la cour.
Une chronique mentionnera que c'est :
"Une architecture esgale à celle des maisons royalles... ".
Construite
en
granit
et
en
brique,
comme
le
grand
corps
de
logis,
la
galerie
forme
une
sorte
de
cloître
ouvert
sur
le
plein
air,
se
composant
au
rez-de-
chaussée
de
13
arcades
séparées
entre
elles
par
des
pilastres,
3
de
ces
arcades
sont
en
partie
bouchées
par
des
"portes"
en
plein
cintre
permettant
d'y
accéder par l'extérieur. L'étage qui surmonte cette galerie est éclairé par des fenêtres à meneaux, à l'intérieur de la cour comme à
l'extérieur.
Une frise courant tout au long de la façade supportait autrefois les blasons des du Puy du Fou et des
Familles alliées.
Sur le grand corps de logis, des lucarnes éclairaient autrefois des combles, supprimés après un vraisemblable incendie des Guerres du Protestantisme.
Et sous cette galerie s'étend un caveau voûté en maçonnerie et non en pierre de taille, comme dans le reste du château.
Cette cave est certainement un reste du château du 15e siècle.
Dans le fond, nous trouvons un curieux bassin carré de 2 m 50 de côté et d'environ 2 m de profondeur.
Une bonde dont la pierre rainée subsiste encore permettait de le vider, l'eau s'écoulant dans un conduit de pierre allant se perdre dans le réseau d'égouts
souterrains.
Autour
de
ce
bassin,
sur
trois
faces,
un
siège
de
pierre
fait
de
débris
de
corniches
moulurées,
inemployées
dans
la
construction,
entre
lesquelles
d'autres
pierres en forme d'accoudoirs ont été scellées. Ce bassin mystérieux a fait couler beaucoup d'encre, et en vain !
De nombreux archéologues ont cherché sa destination.
Certains y ont vu une réserve d'eau pour les cuisines du château.
D'autres un rafraîchissoir où était conservé de la glace.
D'autres une cuve à vendanges.
Pourquoi pas une baignoire collective, comme il en existait beaucoup au Moyen-âge et à la Renaissance.
Quelquefois
on
dressait
une
table
à
proximité
du
bassin,
ou
bien
on
servait
le
repas
sur
une
planche
posée
près
de
la
baignoire
ou
dessus,
ce
qui
expliquerait
les blocs de granit qui se voient entre la cuve et la
banquette de pierre.
Mais là encore, ce n'est qu'une supposition.
Ces travaux coûtèrent alors vingt mille écus à Catherine de La Rochefoucauld.
Les
ouvriers
qui
les
exécutèrent
démolirent
l'ancien
château
au
fur
et
à
mesure
de
l'avancement des travaux,
et il est plus que probable qu'une partie
des murs anciens furent intégrés dans la construction de cette galerie.
Une
autre
galerie
d'arcades,
semblable
à
celle
de
gauche
devait
border
le
côté
droit
de la cour.
Mais certainement sans la réplique du grand escalier de gauche.
Cette aile devait se souder en équerre au mur du château existant.
Un
auteur
écrit
que
le
château
commencé
en
1540,
par
François
II
du
Puy
du
Fou
était achevé en 1578.
1577,
marque
la
disparition
de
Catherine
de
la
Rochefoucauld
et
en
1578
la
fin
des
travaux sur le site du Puy du Fou.
.