Tout
comme
la
chasse
à
courre,
la
chasse
au
vol
revêt,
sous
l'Ancien
Régime,
une
fonction d'apparat.
Le nombre des participants et l'éclat des équipages contribuent au prestige du seigneur.
Ouverte
aux
femmes
ainsi
qu'aux
plus
jeunes,
cette
chasse
se
met
en
branle
dans
un
cortège brillant et coloré.
Des
sonneurs
de
trompe
et
des
tambourinaires
accompagnent
les
valets
porte-cages
qui
transportent les oiseaux.
D'autres
valets
sont
armés
de
la
"chassoir"
(longue
perche
servant
à
battre
les
buissons
pour débusquer le gibier).
Les chasseurs portent sur des gants de cuir les oiseaux chaperonnés.
On distingue deux types de techniques.
Le bas-vol et le haut-vol.
La
première
consiste
à
"jeter"
l'oiseau
sur
une
proie
terrestre
(lièvre,
perdrix,
faisan...),
elle
peut se pratiquer dans les bois.
Une
fois
sa
mission
accomplie,
l'autour
revient
se
poser
sur
le
poing
de
son
maître
(d'où
le nom d'oiseau de poing).
Le
haut-vol,
très
spectaculaire,
se
pratique
plutôt
en
plaine
et
avec
des
oiseaux
dont
le
mode naturel de chasse est le piqué.
Jeté
par
le
fauconnier,
l'oiseau
s'élève
dans
le
ciel
puis
s'abat
à
grande
vitesse
pour
buffeter
sa
cible
(la
heurter
violemment
de
ses
ailes
ramenées
contre
sa
poitrine
et
lui
labourer le cou de ses serres).
Sa proie tombée au sol, le faucon la lie (la saisit) et commence à la plumer.
Pour
s'emparer
en
douceur
du
gibier,
le
fauconnier
récompense
alors
son
oiseau
d'un
morceau de viande.
Quoique
de
nos
jours
l'émetteur
ait
remplacé
la
campanelle
avec
une
efficacité
bien
supérieure
et
que
la
reproduction
des
rapaces
en
captivité
soit
devenue
possible,
les
techniques
de
la
fauconnerie
se
sont
perpétuées
jusqu'à
nous
dans
le
respect
des
traditions ancestrales.