La guerre civile de 1793 qui opposa le pouvoir républicain à "l'armée catholique et royale" de Vendée marque, de ses stigmates, toute la région. La violence des colonnes infernales de Turreau provoque une unité indéfectible autour de grands chefs vendéens célébrés par de nombreux monuments. Il ne faut pas longtemps pour comprendre la nature de la violence des affrontements entre les Bleus, les Républicains et les Blancs, l'Armée catholique et royale. Ce conflit a fait, sur un territoire exigu, plusieurs centaines de milliers de victimes, vendéens et républicains confondus, comme en témoignent les monuments et calvaires des Lucs sur Boulogne, de Saint Sulpice le Verdon, Bouin, la Garnache, la Gaubretière... La source de ces affrontements, cristallisée par le décret de la Convention du 24 février 1793, relatif à la levée de 300 000 soldats, est surtout conditionnée par plusieurs événements antérieurs : 1. la chute de la royauté le 10 août 1792, 2. l'échec du recrutement des volontaires nationaux, 3. la chasse aux fanatiques (prêtres réfractaires), 4. les nouveaux impôts d’État. C'est dans le marais breton que débute le premier soulèvement. Rapidement dispersées, des troupes désordonnées envahissent Challans, Pornic puis se rallient derrière le Chevalier Charette de la Contrie. Face à une armée Républicaine désorganisée, les premières victoires de la "Grande Armée" vendéenne sont fulgurantes. Le 1er août 1793, la Convention adopte un décret visant la destruction totale du pays insurgé. Après l'échec douloureux de la "Virée", dite de "Galerne", la guerre des partisans s'achève avec la capture des chefs vendéens. Le dernier d'entre eux, le Général Charette, est capturé près du site de la Chabotterie et conduit à Nantes pour y être jugé puis fusillé... Ainsi s'achève la Guerre de Vendée.