Les débuts du Christianisme passèrent inaperçus.
Les Romains, en général, étaient tolérants envers les autres religions...
Pourtant, à partir du règne de Néron (37-67), l'opinion publique fut très hostile aux Chrétiens.
On
leur
reprochait
de
faire
"bande
à
part",
de
fuir
les
jeux
du
cirque,
de
célébrer
des
cérémonies
mystérieuses où ils égorgeaient des enfants dont ils buvaient le sang.
On les traitait "d'ennemis du genre humain".
On méprisait leur culte dont le dieu était mort sur une croix comme un esclave !
On
se
demandait
pourquoi
ces
adeptes
du
Christ
refusaient
de
se
battre,
de
sacrifier
aux
dieux
de l'Etat et même de participer au culte impérial.
Bien vite, une rumeur les désigna comme, un danger pour la société et l'Etat.
Ce qui autorisa toutes les persécutions.
Les persécutions des 1er et 2ème siècles.
Elles furent intermittentes et locales.
Néron
(37-68),
en
64,
accusa
les
Chrétiens
de
Rome
d'avoir
incendié
la
ville
et
leur
infligea
d'atroces supplices.
On
les
crucifiait
enduits
de
matières
inflammables
et
la
nuit,
on
les
embrasait
pour
éclairer
les
jardins de l'empereur !
Sous Marc-Aurèle (121-180), en 177, les Chrétiens de Lyon furent martyrisés.
Le
vieil
évêque
Pothin
(87-177)
et
l'esclave
Blandine
(162-177)
subirent
avec
héroïsme
d'horribles tortures.
Ainsi, la pauvre jeune fille fut livrée aux bêtes fauves qui l'épargnèrent.
Puis elle supporta le fouet, la chaise de fer rougie au feu.
Comme un souffle de vie s'échappait encore de ses lèvres, on l'enferma dans un filet et on la jeta dans les cornes d'un taureau.
Selon un contemporain, "elle paraissait ne rien sentir, tout entière à son espoir, poursuivant son entretien intérieur avec le Christ.
Les persécutions du 3e siècle.
Elles devinrent systématiques.
Septime-Sévère (145-211) se contenta d'interdire les conversions au christianisme.
Décius (201-251) et Valérien (200-260), en 250 et 258, déclenchèrent une terrible répression.
Les prêtres devaient être exécutés, les fidèles obligés d'abjurer et de sacrifier aux dieux sous peine de mort.
Dioclétien (244-311) et Galère (260-311) firent, entre 303 et 306, la dernière et la plus violente attaque contre les Chrétiens.
Les martyrs furent nombreux dans tout l'empire.
Mais l'Eglise survécut à la tourmente.
Le triomphe du christianisme.
En 313, les deux empereurs Constantin (272-337) et Licinus (263-325) accordèrent enfin aux Chrétiens un édit de tolérance appelé l'Édit de Milan.
"Chacun pouvait adorer à sa manière, la divinité qui se trouvait dans le ciel".
Désormais,
à
l'abri
des
persécutions,
ils
purent
s'organiser
au
grand
jour
et
même
bénéficier
de
l'appui
des
empereurs
(tous
les
successeurs
de
Constantin
furent chrétiens à l'exception de Julien dit l'Apostat).
Enfin, en 392, l'empereur Théodose (347-395) fit du christianisme la religion officielle de l'État romain.