Cette sculpture à l'Ecomusée de la Vendée.
C'est une œuvre date de 1935 et est signée : M. Réal del Sarte (1888 - 1954)
Elève
de
Landowski
et
Verlet,
il
exposa
régulièrement
au
Salon
des
Artistes
Français
depuis ses débuts.
Il
consacra
une
grande
partie
de
sa
carrière
à
l'édification
de
monuments
patriotiques,
en
particulier
des
statues
à
Jeanne
d'Arc
à
Rouen
(la
Sainte
de
la
Patrie)
et
à
Poitiers
et
des monuments commémoratifs de la guerre 14-18.
Il
fut
aussi,
dès
1908,
le
chef
des
"camelots
du
roi",
ces
énergiques
vendeurs
du
journal
de
l’Action
Française,
mouvement
nationaliste
et
monarchique,
et
il
participa,
en
première ligne, à toutes les bagarres de ce mouvement.
En
janvier
1916,
devant
Verdun,
en
prenant
la
place
d’un
de
ses
guetteurs,
père
de
neuf
enfants,
il
reçut
un
éclat
d’obus
qui
lui
emporta
une
partie
du
bras
gauche
et
il
fallut
l’amputer de l’avant-bras.
Pour
un
sculpteur,
c’est
un
drame
;
mais
il
poursuivit
son
œuvre
en
modelant
de
sa
main
unique
de
nombreux
ouvrages
et
en
dirigeant
les
travaux
qu’un
disciple
exécutait
à
sa
place.
Cette
statue
symbole
du
Souvenir
Vendéen,
est
le
plâtre
original
du
monument
qui
se
trouve à Cholet.
Maxime Real del Sarte réalisa le monument en 1935 :
"Dans
cet
hommage
aux
héros
de
la
Vendée,
c'est
toute
l'âme
française,
sa
foi
ardente,
son esprit de sacrifice et sa fidélité que j'ai voulu glorifier".
Le monument devait se dresser sur une place de Cholet.
La victoire du Front Populaire en 1936 retarda l'inauguration.
La cérémonie fixée au 5 septembre 1937, réveilla les passions politiques.
Le général Weygand devait la présider.
Le gouvernement s'y opposa.
La statue devait s'ériger à Cholet sur la place de la Vendée.
Nouvelle interdiction.
On
installa
l'œuvre
de
Maxime
Real
del
Sarte
au
Bois-Grolleau,
lieu
de
combat
pendant
les
guerres
de
Vendée
et
elle
fut
inaugurée
le
5
septembre
1937
devant
une
foule
considérable.
Sur
les
ordres
de
la
Préfecture
une
palissade
en
bois
masquait
la
vue
du
monument
aux
passants.
L'inauguration
donna
lieu
à
des
discours
à
portée
politique
hostiles
au
Gouvernement
du
Front Populaire et appelant au Souvenir mobilisateur de 1793.
C'est
ainsi
que
M.
de
Suzannet
évoqua
le
Souvenir
de
son
Aïeul
et
de
Cathelineau
et
y
associa les poilus vendéens de 14-18.
Pendant la guerre de 39-45, la statue put enfin occuper l'endroit prévu.
Mais
1942,
lors
d’un
transfert,
elle
fut
décapitée
accidentellement
lors
du
passage
sous
un pont.
En
1944,
elle
fut
dynamitée
dans
un
attentat
perpétré
par
des
adversaires
du
Souvenir
Vendéen.
On retrouva la tête, mais un bras avait disparu dans l’explosion.
Restaurée
par
des
amateurs,
elle
supporta
mal
les
transferts
suivants,
et
c’est
en
morceaux
qu’elle
parvint
au
Musée
d’Art
et
d’Histoire
de
Cholet
en
1993,
pour
connaître
une ultime restauration, et être installée dans le musée en 1999.
L’original
de
la
statue,
en
pierre,
se
trouve
donc
à
Cholet,
et
on
peut
en
contempler
une
reproduction à l’Historial de la Vendée, dans le pôle des Guerres de Vendée.
L'écrivain vendéen Jean Yole s'exprimait ainsi à propos de cette œuvre :
" L'artiste.... a pensé en Vendéen.
La pierre a la couleur du granit de nos coteaux.
L'homme adossé à une croix.
Il
tient
de
la
main
gauche
une
faux
aiguisée
pour
l'herbe
et
qui
servit
pour
la
bataille
et
de l'autre, à bras tendu, il offre son cœur.
Toute la Vendée est là, son épopée, son métier, la foi de son peuple ".
L'érection
de
cette
statue
reste
un
des
actes
de
mémorialisation
les
plus
importants
inscrits par le Souvenir Vendéen.
Le sculpteur expliquait ainsi son œuvre :
"Dans
cet
hommage
aux
héros
de
la
Vendée,
c’est
toute
l’âme
française,
sa
foi
ardente,
son esprit de sacrifice et sa fidélité que j’ai voulu glorifier".