Entre le Bourg 1900 et Mousquetaire de Richelieu profitez d'un buffet froid (à volonté).
(Salades composées, assortiments de viandes et charcuterie, fruit et pâtisserie)
Une
orangerie
est
un
bâtiment
clos,
doté
de
vastes
fenêtres
et
d'un
chauffage
dans
lequel
on
abrite,
les agrumes plantés dans des bacs ou pots ainsi que d'autres végétaux craignant le gel.
La première orangerie a été construite par Charles VIII au château d'Amboise.
C'est
en
1686,
Jules
Hardouin-Mansart
en
tant
que
premier
architecte
du
roi
Louis
XIV,
se
voit
confier la réalisation du Grand Trianon et de l'Orangerie.
La construction de l'Orangerie du château de Versailles sera terminée en 1688.
En juin 2011, débute la construction de l'Orangerie du Puy du Fou.
De
style
XVII
ème
siécle
et
d'une
surface
de
1000
m²,
cette
nouvelle
salle
à
trois
fonctions
importantes :
1) Restauration avec une capacité de 450 couverts (sur tables rondes).
2) Salle de spectacles pour 1.500 spectateurs.
3) Salle de Congrès (1.500 places debout ou 600 places assises).
Son ouverture s'est effectuée le 12 novembre 2011.
Mais qu'est-ce qu'une Orangerie ?
Partons pour un voyage entre nature, architecture et histoire
L'orangerie représente un patrimoine architectural unique qui marie l'élégance des bâtiments classiques à la science horticole.
Ces structures majestueuses ont traversé les siècles, témoignant d'une époque où la culture des agrumes symbolisait le pouvoir et le raffinement.
L'orangerie est un bâtiment clos et sophistiqué, spécialement conçu pour protéger les orangers et autres plantes sensibles au gel pendant les mois d'hiver.
Dotée
de
grandes
fenêtres
qui
laissent
entrer
une
lumière
abondante
et
d'un
système
de
chauffage
ingénieux,
elle
crée
un
microclimat
idéal
pour
la
survie
des
espèces exotiques dans les régions tempérées européennes.
Ce qui distingue véritablement l'orangerie d'une serre traditionnelle, c'est la proportion de vitrage.
Une orangerie possède moins de 75 % de surfaces vitrées, tandis qu'une serre en compte davantage.
Cette
différence
technique
reflète
une
philosophie
architecturale
où
la
solidité
des
murs
et
l'isolation
thermique
jouent
un
rôle
aussi
important
que
la
luminosité.
Historiquement, le terme "orangerie" désignait également les plantations d'orangers elles-mêmes, que l'on appelle aujourd'hui orangeraies.
Cette double signification témoigne de l'importance culturelle et économique de ces arbres précieux dans l'histoire européenne.
Origines et histoire de l'orangerie
L'histoire
de
l'orangerie
débute
dans
l'Italie
de
la
Renaissance,
berceau
de
tant
d'innovations
artistiques
et
scientifiques.
La
première
serre
connue
fut
construite
en
1545
à
Padoue,
portant
le
nom
poétique
de
"limonaia"
en
italien,
qui
évoque immédiatement les agrumes dorés qu'elle abritait.
Cette
création
marqua
le
début
d'une
révolution
horticole
qui
allait
transformer
les
jardins
aristocratiques
européens.
Au
XVIIe
siècle,
l'orangerie
connut
une
diffusion
spectaculaire
à
travers
l'Europe,
notamment
en
France,
en
Allemagne et aux Pays-Bas.
Cette
expansion
coïncida
avec
l'importation
massive
d'orangers,
arbres
exotiques
qui
nécessitaient
des
soins
particuliers pour survivre aux hivers rigoureux du continent.
Les monarques et aristocrates rivalisaient d'ingéniosité pour créer les plus belles collections d'agrumes.
L'orange devint rapidement un symbole de luxe et de pouvoir absolu.
Surnommée "la pomme d'or", elle incarnait la richesse et le raffinement.
Posséder
une
orangerie
remplie
d'arbres
fruitiers
exotiques
conférait
un
prestige
royal
incomparable,
affirmant
la
puissance et le bon goût de son propriétaire.
Architecture et fonctionnement thermique
L'orangerie
représente
un
chef-d'œuvre
d'ingénierie
thermique
avant
l'heure,
combinant
une
compréhension
intuitive des principes physiques avec une esthétique raffinée.
Chaque
élément
architectural
répond
à
une
fonction
précise
dans
la
création
d'un
environnement
optimal
pour
les
plantes exotiques.
Hauteur
majestueuse
:
Grande
hauteur
sous
plafond
permettant
d'accueillir
des
plantes
hautes
comme
les
palmiers
et les orangers adultes
L'art
de
capter
la
chaleur
:
L'orientation
plein
sud
n'est
pas
un
hasard
:
elle
exploite
intelligemment
l'angle
du
soleil
selon les saisons.
En
hiver,
quand
le
soleil
est
bas
sur
l'horizon,
les
rayons
pénètrent
profondément
dans
l'orangerie,
réchauffant
l'espace.
En été, lorsque le soleil est haut, l'angle d'incidence évite la surchauffe naturellement.
Systèmes
de
protection
:
Les
murs
épais
du
côté
nord
agissent
comme
une
barrière
contre
les
vents
froids,
tandis
que
les volets en bois offrent une isolation supplémentaire la nuit.
Certaines
orangeries
sophistiquées
disposaient
même
de
sols
chauffants,
ancêtres
des
systèmes
modernes
de
chauffage par le sol.
Usage horticole et botanique
L'orangerie remplit une mission horticole essentielle.
Elle
permet
la
culture
de
plantes
exotiques
et
d'agrumes
dans
des
climats
qui
leur
seraient
naturellement hostiles.
Cette
fonction
de
protection
transforme
l'impossible
en
réalité,
offrant
aux
botanistes
et
jardiniers
la
possibilité
de
cultiver
des
espèces
venues
de
régions
méditerranéennes
ou
tropicales
sous
des
latitudes plus septentrionales.
Le
système
de
pots
mobiles
représente
une
innovation
majeure
dans
la
gestion
des
collections
botaniques.
Pendant
les
beaux
jours,
les
orangers
et
autres
plantes
exotiques
peuvent
être
déplacés
à
l'extérieur pour orner les jardins, apportant leurs parfums enivrants et leurs fruits dorés.
Dès les premiers froids, ils retrouvent la protection de l'orangerie, où ils passeront l'hiver dans des conditions optimales.
L'orangerie n'est pas qu'un simple lieu de conservation hivernale.
Elle devient un véritable musée vivant où les visiteurs peuvent admirer des espèces rares et découvrir la diversité botanique du monde.
Les collections les plus prestigieuses comptaient des dizaines, voire des centaines de spécimens différents.
Évolution contemporaine et usages actuels
À
l'époque
moderne,
l'orangerie
a
connu
une
métamorphose
remarquable,
passant
d'un
espace
purement
horticole
à
un
lieu
polyvalent
qui
conserve
son
charme
historique
tout
en
s'adaptant
aux
besoins contemporains.
Cette
évolution
témoigne
de
la
capacité
de
ces
bâtiments
exceptionnels
à
traverser
les
siècles
sans
perdre leur pertinence.
Événements
prestigieux
:
Mariages
romantiques
sous
verrière,
banquets
élégants
et
réceptions
qui
allient histoire et modernité.
Espaces
professionnels
:
Séminaires
d'entreprise
et
conférences
dans
un
cadre
inspirant
qui
stimule la créativité.
Lieux
culturels
:
Expositions
artistiques,
concerts
et
manifestations
culturelles
bénéficiant
d'une
acoustique et d'une luminosité exceptionnelles.
Exemple emblématique
: L'Orangerie du Puy du Fou
De
style
XVIIe
siècle
et
d'une
surface
de
1000
m²,
cette
nouvelle
salle
à
trois
fonctions importantes :
1) Restauration avec une capacité de 450 couverts (sur tables rondes).
2) Salle de spectacles pour 1.500 spectateurs.
3) Salle de Congrès (1.500 places debout ou 600 places assises)
Le
terme
"orangerie"
évoque
désormais
bien
plus
qu'un
simple
abri
pour
plantes
:
il
désigne
un
espace
architectural
lumineux
et
raffiné,
symbole
d'élégance intemporelle qui transcende sa fonction horticole originelle.
Conclusion : L'orangerie, un patrimoine vivant entre nature et culture
L'orangerie incarne un art de vivre exceptionnel qui mêle avec génie l'horticulture, l'architecture et l'histoire.
Ces
édifices
remarquables
ne
sont
pas
de
simples
constructions
:
ils
représentent
la
matérialisation
d'un
rêve,
celui
de
domestiquer
la
nature
exotique
et
de
la
faire prospérer sous des cieux qui lui sont étrangers.
Héritage horticole
: Conservation et culture des plantes exotiques, témoignage d'une passion botanique séculaire
Prouesse architecturale
: Génie technique alliant esthétique et fonctionnalité dans des proportions parfaites
Symbole culturel
: Expression du pouvoir, du raffinement et de la fascination pour l'ailleurs
Ces monuments témoignent de la fascination européenne pour les plantes exotiques qui s'est développée à partir de la Renaissance.
Les orangers, avec leurs fruits dorés et leur parfum enivrant, incarnaient l'exotisme et la richesse des terres lointaines.
Les architectes ont dû faire preuve d'un génie remarquable pour créer des structures capables de protéger ces trésors végétaux des rigueurs hivernales.
Aujourd'hui,
l'orangerie
continue
d'émerveiller
et
d'inspirer.
Entre
conservation
botanique
traditionnelle
et
transformation
en
espaces
de
vie
contemporains,
elle demeure un symbole puissant d'un patrimoine à la fois naturel et culturel.
Les
orangeries
modernes
accueillent
aussi
bien
des
collections
botaniques
précieuses
que
des
célébrations
humaines,
perpétuant
ainsi
leur
vocation
de
lieu
d'exception.
Ces
édifices
nous
rappellent
que
l'alliance
entre
l'homme
et
la
nature
peut
produire
des
merveilles
durables,
capables
de
traverser
les
siècles
sans
perdre
ni
leur beauté ni leur pertinence.
L'orangerie reste un patrimoine vivant, un pont entre le passé et le présent, entre la science et l'art, entre la nature et la culture.