De
1978
à
1993,
des
recherches
intéressantes
ont
été
effectuées
dans
le
château
Renaissance
(Sondage
du
sol
de
la
cuisine,
fouille
de
la
cuve
et
des
égouts
de
la
cave,
sol
de la chapelle etc...)
.
Les premiers exemples de découvertes étaient que :
Les cuisines
ont
été
modifiées
après
la
construction
du
château
et
que
la
pièce
a
été
dallée
après
une
première
occupation
et
voûtée
(Avant
les
travaux,
les
supports
de
la
voûte
étaient
désolidarisés des murs extérieurs qui portaient des traces d'enduit)
.
Dans
une
couche
cendreuse
sous
le
dallage,
il
a
été
récupéré
de
nombreux
débris,
os,
dents de sanglier, coquillages, coquilles d'huîtres et de moules, arêtes de poissons...etc.
Nous trouvons plusieurs restes du château du XVème siècle.
Restes invisibles de fondations en sous-sol et de souterrains.
Partons
maintenant
à
la
découverte
de
ce
monument
(toutes
époques
confondues)
situé
à
226 mètres d'altitude.
Au
début
des
travaux,
des
infiltrations
d'eau
en
provenance
de
l'étang
voisin
se
manifestent,
si bien qu'il
faudra se résoudre à asseoir les fondations sur des pilotis.
(Petite
parenthèse,
le
même
souci
est
survenu
lors
de
la
construction
du
Village
XVIIIème,
impliquant la même solution)
.
Les
parties
les
mieux
conservées
du
château
de
Guy
II
du
Puy
du
Fou
sont,
sans
conteste,
la
porte
d'entrée,
avec
sa
tour
à
mâchicoulis
et
le
bâtiment
carré,
flanqué
de
deux
tours
qu'on aperçoit, à gauche en entrant dans la cour et le bâtiment situé à la droite.
Ce
bâtiment
garde
encore
toutes
les
apparences
d'une
construction
du
XVème
siècle,
malgré des ouvertures sans
style (voir linteau avec marquage, etc..),
pratiquées après coup.
Par
la
porte
ménagée
entre
les
deux
tours,
on
accède
à
une
vaste
salle
appelée
vulgairement
la cuisine, mais qui pourrait avoir été la salle des gardes.
La
partie
de
droite
actuellement
"l’Échansonnerie",
n'a
pas
été
modifiée
pendant
la
rénovation
et
reste
une
partie
principale
de
la
partie
médiévale.
Cette partie
aura
plusieurs
fonctions : écuries, communs, et restaurant.
Restes visibles
à
l'extérieur,
au
nœud
même
du
château,
c'est-à-dire
à
l'angle
"Nord-est"
formé par les deux bâtiments du XVIème siècle.
Derrière
la
grande
loggia,
on
y
trouve
les
traces
de
bâtiments
considérables
complètement
informes, mais laissant deviner un ensemble très vaste et ramassé.
Il
ne
reste
du
XVème
que
des
fondations
et
l'angle
et
bâtiment
"Nord-est",
un
donjon
auquel François II aurait adossé son aile, et Catherine sa galerie.
En
1882,
M.
DE
QUENETAIN
s'adresse
à
l'un
des
meilleurs
architectes
de
Nantes,
M.FRABOULET.
Il a refait
entièrement
le
pavillon
de
l'escalier,
de
la
chapelle,
et
le
rez-de-chaussée
de
la
Salle des gardes, pas toujours de façon heureuse.
C'est à lui que l'on doit cet énorme toit en ardoises !...
L'étude
de
l'ancien
cadastre
de
1839
des
Epesses
montre
l'emplacement
de
la
salle
des
gardes
en
blanc,
comme
si
elle
n'existait
pas,
ou
plus
vraisemblablement
comme
si
on
n'avait
pu
en
faire
le
relevé,
pour
cause
d'éboulis
par
exemple...
ou
difficulté
d'accéder
à
cette partie.
Par contre, il est noté un retour de mur important au N.E.
Toute une partie est donc, à cet endroit-là, considérée comme inexistante, à cette époque
La
fouille
a
apporté
un
certain
nombre
d'éléments
des
plus
instructifs
concernant
l'histoire
de ce château du Puy du Fou.
Entre
les
2
tourelles
du
bâtiment
carré
du
XVème,
il
existe
trois
ouvertures
qui
ne
sont
pas
de la même époque.
Une
porte
en
plein
cintre,
et
parfaitement
à
l'aplomb,
deux
fenêtres
superposées
qui
éclairent les étages.
C'est sur le linteau de la fenêtre du premier étage des inscriptions.
Des
lettres
et
des
chiffres,
en
relief,
sont
bien
visibles,
encore
que
la
pierre
ait
changé
de
teinte par endroit, sous l'effet de l'humidité et des mousses...
On distingue "MD. 1805", la suite du "MD" pourrait être
"LB"
Certaines publications mentionnent : "M. D. L. B. 1801".
Les
pierres
nettoyées,
lors
des
travaux
de
restauration,
avanceraient
donc
de
deux
siècles
l'époque
de
certains
travaux
de
transformation
de
ce
bâtiment,
à
rencontre
de
tout
ce
qui
a
été écrit jusqu'ici ?...
On remarque sur l'une des tours, une potence.
A cet endroit se trouvait la petite cloche du château.
Depuis
le
début
de
la
Terreur,
par
ordre
de
la
Convention,
les
cloches
étaient
descendues
des clochers et envoyées à la fonderie pour en faire "des sous et des canons".
La paroisse des Épesses ne faisait pas exception.
En 1797, les habitants du bourg voulurent
retrouver le son de leur clocher.
En effet, un nouveau prêtre assurait le service religieux à l'église paroissiale.
Or, il restait une petite cloche oubliée au Puy
du Fou, accrochée à une tour du châtelet.
Elle
portait
la
date
de
1731
et
l'inscription
"Madame
d'Armaillé",
du
nom
de
la
dernière
fille
de Claude
Boylesve, Gabrielle.
Avec
la
complicité
du
régisseur,
Gilles
Lelièvre,
la
cloche
du
Puy
du
Fou
fut
montée
triomphalement au
clocher de la paroisse.
Les
auteurs
de
cette
bravade
se
réjouissaient
du
tour
qu'ils
allaient
jouer
ainsi
aux
Patriotes.
La cloche sonna bientôt à toute volée pour les offices.
Une plainte ne tarda pas à être déposée à Fontenay.
Le commissaire voisin se fit rappeler à l'ordre par le Directoire départemental :
"
Il
paraît,
lui
écrivait-on,
que
depuis
un
certain
temps,
une
cloche
sonne
aux
Épesses,
et
bien qu'habitant à
Saint Mars-la-Réorthe, vous ne vous en êtes pas rendu compte
!
"
Le
commissaire
se
précipita
aux
Épesses
et
condamna
au
silence
la
petite
cloche,
dont
il
fit
"descendre la
corde".
L'histoire
ne
dit
pas
si
la
cloche
du
Puy
du
Fou
se
remit
à
sonner
en
l'absence
de
ce
commissaire à l'oreille
un peu dure...
Le
corps
de
logis
(Aile
de
François
II)
de
66
mètres
se
compose
de
vastes
sous-sols,
d'un
rez-de-chaussée légèrement surélevé et d'un étage.
Aux
sous-sols
se
trouvaient
les
cuisines
composées
de
deux
pièces
distinctes,
séparées
par un mur avec une
porte de communication.
On y retrouvait aussi les magasins à vivre, le cellier.
Au rez-de-chaussée étaient les appartements d'apparat ou de réception, la chapelle.
A l'étage les appartements privés des maîtres.
La façade, la brique se mêle au granit.
La
brique
formant
le
fond,
et
le
granit
forme
le
chambranle
des
baies
et
la
partie
ornementale.
Le tout offre un exemple remarquable d'un retour presque complet à l'antiquité.
Pour
donner
de
l'air
aux
sous-sols,
cette
terrasse
était
traversée,
de
part
en
part,
par
des
soupiraux.
Les pilastres, empruntés aux trois ordres classiques
(Ionique).
Le
grave
et
austère
toscan
aux
sous-sols
et
au
rez-de-chaussée,
le
gai
et
élégant
ionique
au premier étage, le riche et fastueux corinthien à l'étage supérieur.
Au centre, on retrouve un gracieux péristyle
ou loggia à l'italienne du plus bel effet.
Composée de deux arcades en plein cintre, elle donne accès à un escalier en colimaçon.
La
façade
opposée
avait
portes
et
fenêtres
donnant
sur
une
terrasse
élevée
d'au
moins
cinq mètres au-dessus d'un étang.
La
façade
arrière
de
l'étang,
se
continuait
très
certainement
jusqu'à
l'extrémité
de
la
salle
des
gardes,
se
retournait
au
nord
derrière
le
contrefort
(les
traces
en
sont
très
nettes)
,
et
continuait,
en
formant
une
sorte
de
petit
pavillon
(notre
pièce
rectangulaire)
qui
se
refermait sur la galerie.
Plus
exactement,
c'est
la
galerie
qui
s'est
adossée
plus
tard
au
retour
d'angle
de
l'aile
de
François II.
Au départ
de
la
visite,
on
peut
admirer
le
péristyle
ou
"grande
loggia"
qui
occupe
l'angle
rentrant des bâtiments.
La
loggia,
formée
de
quatre
arcades
en
plein
cintre,
avec
colonnes
d'une
seule
pièce
et
plafond
surbaissé
en
caissons,
est
traitée
avec
un
grand
luxe
d'ornementation.
Au-dessus des
arcades,
figuraient
autrefois
les
armoiries
de
Catherine
de
la
Rochefoucauld et celle de René
Ier du Puy du Fou
(marque blanche)
.
Ces
armes
sculptées
dans
la
pierre
tendre
n'ont
pas
résisté
aux
intempéries
et
il
n'en
reste
plus rien.
En entrant dans le château on est dirigé vers le grand degré du corps de logis.
L'escalier
monument
al
permet
d'accéder
aux
sous-sols,
d'une
part,
et
d'autre
part,
aux
étages supérieurs.
Cet escalier, tout en granit, voûté en caissons, est somptueux
On ne
peut
que
d'admirer
la
difficulté
et
le
fini
du
travail.
Au départ
de
cet
escalier,
sous
le
péristyle,
on
remarque
les
armoiries
accolées
de
René
et
de
Catherine
de
la
Rochefoucauld Armoiries entourées pour le collier de l'ordre de Saint-Michel.
L’Ordre
de
Saint-Michel
fut
créé
à
Amboise
le
1er
août
1469
par
Louis
XI,
afin
de
répliquer
à la fondation de l’ordre bourguignon
de la Toison d’Or.
Le
roi
de
France
le
dirigeait
et
les
chevaliers,
au
nombre
de
trente-six,
devaient
lui
prêter
serment.
Son
siège,
qui
était
établi
dans
la
grande
salle
de
l'abbaye
du
Mont-Saint-Michel
où
se
trouvaient
peintes
les
armes
de
tous
les
anciens
chevaliers,
fut
par
la
suite
transféré
par
Louis 14 aux Cordeliers de Paris
(14 juillet 1661).
Dans
le
mur
de
la
galerie
s'ouvrent
des
baies
dont
l'une
d'elles
contient
des
caissons
semblables à ceux
des loggias.
De la loggia, on accède, de plein pied, à la chapelle.
Cette
chapelle
faisant
partie
du
corps
de logis est de proportions modestes.
Elle était, comme la première, dédiée à sainte Marie-Madeleine.
On
y
voit
encore
des
traces
de
peintures
représentant
le
monogramme
du
Christ
et
autres
ornements.
La chapelle fait apparaître une partie du carrelage du 7ème siècle, encore en place.
Dans
les
différents
châteaux
du
Puy
du
Fou,
une
chapelle
était
consacrée
à
Marie-
Madeleine.
Marie-Madeleine
serait
née
en
l'an
3
de
notre
ère
et
aurait
été
la
fille
de
l'archiprêtre
Syrus
le Yaïrite, prêtre de David.
Marie
Madeleine,
sœur
de
Marthe
et
de
Lazare,
était
d'une
famille
distinguée
de
Béthanie.
Marie avait
reçu
en
héritage
le
château
de
Magdala,
en
Galilée,
d'où
lui
vint
le
surnom
de
Madeleine
(Marie
de
Magdala)
,
et
elle
y
vivait
dans
le
luxe
et
les
plaisirs
au
point
qu'elle
devint
le
scandale
de
toute
la
Galilée.
On
ne
la
connut
bientôt
que
sous
le
nom de la Pécheresse.
En
punition
de
ses
débordements,
elle
fut
possédée
du
démon
jusqu'au
jour
où
le
Sauveur
l’a
délivre
des
sept démons de Satan.
Comme
d'autres
disciples,
Marie-Madeleine
assiste
au
supplice
de
la
crucifixion
de
Jésus
et
à
sa
mise
au
tombeau.
Peu de temps après, elle reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité.
Un
texte
apocryphe
du
codex
de
Berlin,
écrit
en
copte
à
la
fin
du
II°
s.
porte
le
nom
de
:
Évangile de Marie.
Il s'agit
d'un
texte
à
caractère
religieux
comprenant
un
dialogue
entre
le
Christ
et
Marie
de Magdala et les
autres disciples.
Selon
les
Questions
de
Marie,
qui
date
de
la
fin
du
III°
s.
Marie-Madeleine
est
la
partenaire
privilégiée
de
Jésus.
Marie-Madeleine
a
été
et
est
considérée
par
certains
comme
une
incarnation
du
Féminin
Sacré,
représentant
d'une
certaine
manière la Déesse-Mère, dont le culte s'étendait au Moyen-Orient dans l'Antiquité.
Au
travers
de
mythes,
de
légendes
et
de
symboles,
un
conte
romanesque
s'est
élaboré
autour d'elle et s'est répandu en Europe.
Au-delà
de
la
chapelle,
et
communiquant
avec
elle,
se
trouve
une
salle
magnifique,
encore bien conservée.
Cette salle
est
ornée
de
deux
cheminées
monumentales
et
divisée
en
son
milieu
par
un
arc surbaissé.
La Galerie de 58 mètres est d'une architecture égale à celle des maisons royales.
Très
simple,
d'un
rythme
très
régulier,
elle
est
construite
en
granit
et
en
briques,
suivant
le
même
principe
que
pour
le
corps
de
logis.
Elle se
compose
de
quatorze
arcades,
séparées
entre elles par des pilastres.
Deux de ces arcades ont été prévues pour servir de portes.
L'étage
qui
surmonte
la
Galerie
est
de
la
même
conception
que
la
partie
correspondante
à
la Galerie, mais avec des fenêtres à meneaux et une très belle cheminée.
Au
dessus
de
l'étage,
on
peut
supposer
à
la
vue
de
fenêtres
restantes,
qu'un
grenier
ou
étage de logement du
personnel était présent à ce niveau.
La Galerie "de la Rochefoucauld" n'a pas d'ouverture du côté extérieur.
On
peut
admettre
que
cette
Galerie
était
destinée
à
servir
d'orangerie,
ou
de
salle
des
fêtes,
de
concert,
de
bal
et
ballet
que
l'Italie
avait
mis
à
la
mode,
tels
qu'à
Amboise,
Blois,
Fontainebleau.
Mais
avec
les
troubles
religieux,
il
est
possible,
comme
le
château
est
isolé,
que
les
plans
initiaux aient été modifiés voyant le retour de l'architecture défensive.
En
mettant
à
jour
un
niveau
de
soubassement
de
dallage
constitué
de
petites
pierres,
et
de
fragments
de
briques,
il
a
été
dégagé
une
pièce
rectangulaire,
qui
communiquait
d'une
part
avec
la
salle
des
gardes,
par
un
passage
en
biais,
et
d'autre
part
avec
la
galerie
par
un
couloir
à
caissons,
bordé
d'un
côté
par
un
petit
placard,
et
de
l'autre
par
une
fenêtre
en
entonnoir.
Lors de votre visite, chaque salle du château dévoile ses merveilles.
La salle aux étendards où des chevaliers en armures forment une voûte d'acier.
La
voûte
d'acier
est
une
haie
d'honneur
constituée
d'épées
croisées
tenues
bras
tendus
et
la pointe en haut.
Usage
emprunt
aux
traditions
chevaleresques
et
militaires,
c'est
une
cérémonie
par
laquelle
on
accueille
un
dignitaire,
un
visiteur
de
marque
que
l'on
désire
honorer
sur
un
itinéraire.
La
voûte
d'acier
est
liée
à
la
symbolique
de
l'épée
et
suggère
la
puissance
légitime,
la
force mesurée et la protection totale.
Lors
de
la
visite
du
château
du
Puy
du
Fou,
nous
sommes
invités
dans
la
crypte
et
ses
gisants.
L'étymologie du mot crypte du latin "crypta",
du
grec
"crypte"
signifie caché.
Les
premières
cryptes
ou
grottes
sont
taillées
dans
le
roc
ou
maçonnées
sous
le
sol,
pour
cacher aux yeux des profanes les tombeaux des martyrs.
Plus tard, on éleva des chapelles et
de vastes églises.
C'est
à
partir
de
l'époque
carolingienne
(de
752
à
987
après
J.
C.)
que
le
nombre
d'églises
pourvues
de
cryptes
placées
sous
le
chœur,
renfermant
les
corps
saints
recueillis
par
la
dévotion
des
fidèles, augmente.
Mais
c'est
pendant
la
période
romane
(Xème-
fin
du
XIIème
siècle)
que
le
nombre
de
crypte se multiplie.
Les cryptes ne sont pas toujours enfouies.
De
nombreuses
cryptes
ne
sont
que
semi-enterrées
et
reçoivent
un
éclairage
extérieur.
Exceptionnellement, elle peut ouvrir directement à l'extérieur.
Vers
la
fin
du
XIIe
siècle,
les
corps
saints
jusque-là
renfermés
dans
les
cryptes
furent
placés
dans
des
reliquaires et exposés dans l'église supérieure.
Au
début
de
la
période
gothique
(fin
XIIe-1230
environ
–
au
XIVème
siècle)
,
la
crypte,
si
fort
en
usage
à
l'époque précédente, disparut presque entièrement.
L'usage du sarcophage est courant jusqu'au 4ème siècle après J.-C.
Du
8ème
au
10ème
siècle
(époque
carolingienne),
on
posera
de
simples
pierres
tombales
sur les sépultures.
Le
Moyen-âge
vivait
avec
ses
morts
et
renoue
avec
la
tradition
des
sarcophages
et
créa
le
gisant,
représentation
du
corps
glorieux
du
défunt
prêt
à
se
relever
au
moment
de la Résurrection des morts.
Les
cimetières
étaient
déjà
organisés
autour
des
églises,
les
tombes
et
gisants
des
puissants
occupent
à
partir
du
12è
siècle
l'intérieur
des
lieux
de
culte
rappelant
aux
vivants
leur
devoir
de
prière
qui
leur
est
dévolu pour le salut des âmes.
En
France,
le
défunt
est
représenté
allongé
(opposition
à
orant
ou
priant)
,
vivant
ou
endormi
(opposition au transi)
à plat dos sur une dalle, le plus souvent les mains jointes.
En
Angleterre
du
13ème
au
14ème
siècle,
le
chevalier
était
représenté
"en
mouvement",
couché sur un côté, les jambes croisées, dégainant son épée.
Après le décès, on ouvre le ventre du défunt et l'on en retire les viscères.
Ensuite
on
procède
à
l'ablation
du
cœur.
Suite
la
multiplication
des
sépultures,
il
en
découle
des
difficultés
de
conservation
des
corps lors de leur transport.
La
technique
de
conservation
consistait,
pendant
le
transport,
de
le
recouvrir
de
sel,
d'aromates
et
de
vin
qui jouait alors un rôle d'antiseptique.
Au
Moyen
Âge,
on
réalisait
généralement
trois gisants :
- Un gisant de cœur présentant un petit cœur sculpté dans la main gauche.
-
Un
gisant
d'entrailles
présentant
un
petit
sac dans une main.
- Un gisant de corps.
A
la
fin
du
13ème
siècle,
les
traits
du
gisant
se
rapprochèrent
de
ceux
du
modèle
(le
visage paisible et les membres restaient ceux de vivants endormis)
.
Ils
étaient
revêtus
de
vêtements
d'apparat,
dont
les
plis
restaient
ceux
qu'ils
devaient
avoir
si
la
statue
était
à
la
verticale.
Un
certain
nombre
de
symboles
(repose-tête,
animaux
symboliques,
chiens,
dragons,
furets,
lions...,
ou
familiers)
accompagnent
le
défunt
lors de cette traversée selon un usage en vigueur dans l'art funéraire.
Il
y
a
des
nuances
en
fonction
de
la
façon
de
mourir
du
défunt
(heaume,
de
l'épée
à
la
ceinture ou posée à côté).
Un
chien
aux
pieds
auprès
des
gisants
féminins
symbolisant
la
fidélité
et
lui
sert
aussi
de
guide.
Le
lion
représente
la
puissance,
mais
aussi
le
symbole
du
Christ,
qui
a
vaincu
la
mort
comme
la
lionne
ressuscite ses petits
(texte des Bestiaires).
Le
dragon
le
défend
contre
le
mal,
l'oiseau
a
le
pouvoir
de
s'envoler
vers
l'amour
divin,
etc...
Dans certain édifices, c'est une partie souterraine abritant souvent un dépôt précieux.
Depuis le moyen-âge, généralement chaque château possède sa chapelle et sa crypte.
Sous
la
Galerie
principale
s'étend
un
caveau
voûté
en
maçonnerie
et
tout
un
réseau
souterrain,
qui
devait
constituer
une
réserve
d'eau
dont
le
trop-plein
servait
à
l'assainissement des égouts.
Les
fouilles
de
1978,
1979
et
1988
ont
mis
à
jour
tout
un
réseau
complexe
de
retenue
d'eau,
de
drains,
d'égouts,
de
vannes,
de
vide-ordures,
manifestement
liés
entre
eux,
mais
de nature différente.
Cette
magnifique
découverte
d'un
complexe
d'escaliers
et
de
couloirs
menant
à
une
salle
souterraine,
puis
à
une
terrasse,
et
enfin
à
une
galerie
d'égouts,
laisse
peu
hésitant
sur
l'utilisation, et surtout à la datation de tout cet ensemble.
A
l'extrémité
de
la
galerie,
on
remarque
un
bassin
carré
de
2
mètres
environ
de
profondeur
et
de
2,50
mètres
de
côté,
creusé
à
même
le
sol
et
dont
le
fond
à
1,78
mètre
ainsi
que
les
parois sont revêtus de pierres de taille.
Autrefois rempli au trois quart, en toute saison, d'une eau fraîche et limpide.
Autour
de
ce
bassin,
sont
disposés,
sur
trois
faces,
des
sièges
de
pierre
avec
accoudoirs,
présentant
une
allure très solennelle et très énigmatique.
Certains
d'entre
eux
sont
séparés
par
d'énormes
accoudoirs
en
pierre
et
distants
du
bassin
d'un
mètre
environ.
Quel était l'utilité de ce bassin ?
A ce jour, le bassin garde jalousement son secret et, pour tous, il demeure une énigme.
Ce
bassin,
pouvait
tout
simplement
avoir
pour
but
de
constituer
une
réserve
d'eau
suffisante pour le besoin
des cuisines.
Sur
la
paroi,
une
pierre
en
saillie
permettait
l'évacuation
et
pouvait
servir
également
à
retenir
l'eau
au
moyen
d'une
vanne
que
l'on
pouvait
descendre
verticalement
dans
les
rainures.
En venant de l'actuelle crypte, on aperçoit une rigole de drainage des eaux d'infiltration.
D'une
largeur
de
0,20
m,
ce
drain
collecte
les
eaux
filtrant
sous
le
mur,
pour
les
diriger,
parallèlement
à
l'aqueduc,
vers
le
passage
des
égouts.
Dans
ce
sous-sol,
un
réseau
d'égout important dont la sortie se trouve à l'étang.
A
l'extrémité
"Ouest",
un
petit
renfoncement
ouvrant
sur
deux
conduits
qui
plongent
dans
la galerie d'égouts, donnent à penser à des latrines desservant les différents étages.
La
particularité
de
cet
égout
est
qu'à
l'extrémité
"Sud",
il
y
a
4
vide-
ordures
qui
se
déversent dans l'égout.
Ce
sont
des
conduits
verticaux
qui
viennent
de
l'étage
supérieur
(tour
effondrée)
et
obstrués.
Le
puits
de
la
cour
d'une
profondeur
totale
de
7,36
m,
ce
puits
se
trouvait
rempli
d'eau
au
2/3 de sa hauteur (
20.02.1988).
De
diamètre
assez
large,
ce
puits
présente
un
appareillage
régulier
de
moellons
allant
en
s'évasant jusqu'au
rocher.
Revenons sur la cour intérieure.
Le niveau actuel de la cour a été surélevé, probablement au 19ème siècle.
Les soupiraux de la cave ont été murés à demi.
A
cette
époque,
on
a
sans
doute
détruit
le
perron
central
de
l'aile
"Nord"
et
surmonté
le
puits de son niveau
actuel.
Mais que reste-t-il des souterrains ?
Les paysans parlaient bien de souterrains qui s'ouvriraient dans les vastes caves.
Mais
l'entrée
de
quelques
souterrains
a
été
murée
solidement
pour
empêcher
les
visiteurs
de s'y engager
imprudemment.
M. Lelièvre a plusieurs fois raconté ce qui suit :
"Dès les premiers mois de mon séjour au Puy-Fou, je voulus visiter les souterrains.
Je m'engageai dans celui qui suit à l'ouest la direction de la principale avenue.
J'avais
à
peine
parcouru
une
centaine
de
mètres
lorsque
je
me
trouvai
en
face
d'une
énorme porte de fer
solidement verrouillée qu'il me fut impossible d'ouvrir.
Le
fer
était
couvert
d'une
épaisse
couche
de
rouille
qui
scellait
les
verroux
à
la
porte
et
la
porte à son
encadrement.
Quelques
temps
après,
deux
des
propriétaires
de
la
terre
du
Puy-du-Fou,
MM.
de
la
Brille
et
de
Sesmaisons,
munis
de
torches
spéciales,
s'engagèrent
dans
un
autre
souterrain
dont
la direction était à l'est vers Mallièvre.
Ils
n'avaient
pas
encore
parcouru
1
km,
lorsque
M.
de
la
Briffe
qui
marchait
en
avant
enfonça
jusqu'au
dessus
des
genoux
dans
une
eau
verdâtre
et
stagnante
qui
lui
glaça
les
jambes et en paralysa les
mouvements.
Effrayés
ils
retournèrent
sur
leurs
pas
et
se
hâtèrent
de
sortir.
M.
de
la
Briffe
avait
les
deux
jambes
engourdies
par
un
refroidissement
qu'on
eut
peine
à
dissiper
et
le
força
à
garder
le
lit pendant quinze
jours."
Pour
prévenir
de
pareils
accidents
et
d'autres
plus
funestes
encore,
ces
Messieurs
ordonnèrent à leur régisseur de faire murer solidement tout accès à ces souterrains.
Depuis, cette partie du château gardera à tout jamais ses secrets.
Les parties extérieures visibles sont en majorités de l'époque médiévale.
Par ces quelques lignes, je voulais, vous faire partager ma passion qu'est le Puy du Fou.
Malgré
de
nombreux
écrits,
malgré
de
nombreuses
recherches,
les
deux
châteaux
ont
su
garder
à
jamais
leurs énigmes et leurs secrets.
Si
le
Vieux
château
est
relativement
facile
à
étudier,
il
n'est
pas
de
même
pour
le
château
Renaissance.
Son architecture,
ses
transformations
au
fil
de
ses
600
ans
rends
complexe
l'étude
de
l'édifice.
Pour utiliser une
expression
de
nos
jours,
nous
pouvons
dire
que
c'est
un
hybride
de
l'architecture.
Mais
dans
cette
grande
histoire,
il
nous
reste
de
grands
noms,
de
grandes
personnes
qui
ont
fait
non
seulement
l'histoire
du
Puy
du
Fou
mais
aussi
l'histoire
de
France.
Mais n'est-ce pas mieux ainsi ?
Au
bon
gré
des
spectacles,
au
bon
gré
de
notre
regard
sur
ces
pierres
d'un
autre
temps,
ces
deux
vieux
Messieurs,
nous
font
travailler
notre
imaginaires
et
nous
font
revivre
à
notre
manière leurs histoires de chevalerie d'un passé qui nous envoûte et nous font rêver.
Oui,
c'est
bien
cet
imaginaire,
notre
imaginaire
et
ces
vieilles
carcasses
désarticulées
mélangeant toutes les
époques qui aujourd'hui les font rayonner au quatre coin du monde.
Dans la grande coulée des siècles…. "C'est à jamais"…
.
Dans la lumière du temps !!
Dans la lumière des hommes !!
Dans les larmes et les joies de mes pierres ...
Mon âge est proche des 600 ans ..........
Jamais je ne suis seul.....
Je suis d'un autre temps,
Je suis un petit chapitre des livres d'histoire...
J'ai traversé les siècles comme le vent sur un champ de blé au printemps des moissons au soleil couchant.
Qui se souvient que mes maîtres furent des fidèles des Rois de France ??
Mais avec mes amis Puyfolais, je revis.... je reviens dans la lumière...je rayonne à nouveau !!!
Je suis le PUY DU FOU !!
En lisant ces dernières lignes, connaissez-vous maintenant mon histoire ?
Celle qui m'a permit de traverser les siècles ?