Quelques chiffres en 2021 :
Une forêt de 200 hectares en 2022.
45 Jardiniers et Paysagistes.
1500 m de haies de buis à la française.
150 espèces d’arbres.
95 espèces de rosiers.
7500 buis
70 espèces de plantes aromatiques et médicinales.
5500 espèces végétales différentes.
13000 bulbes plantés
25 km de sentiers.
18 étangs en cascade.
22 hectares de pelouse
7 bassins de rétention d’eau pour 93.000 m³.
87.500 m³ pour les étangs de la Cinéscénie et Noces de Feu.
100% des eaux usées sont retraitées et utilisées pour l’arrosage des jardins en cumul avec l’eau de pluie (851m³).
Un carré maraîcher procurant aux restaurants :
46 légumes différents
6 types de fruits
5000 plants de fraises
4,6 tonnes de fraises depuis 2018
Ex : Vallée Fleurie
Depuis quarante-cinq ans, le Puy du Fou s’est fixé un objectif clair : vivre et grandir en harmonie totale avec la nature.
Au Puy du Fou, la nature est plus que l’écrin d’un spectaculaire voyage dans le temps, c’est une source d’inspiration.
Dans l'Europe féodale et moderne, le jardin seigneurial n'est jamais un simple espace de verdure.
Il est, avant tout, une déclaration silencieuse d'appartenance à un ordre supérieur.
La
symétrie
des
allées,
la
taille
savante
des
buis,
la
rigueur
des
parterres
de
broderies,
tout
concourt
à
manifester
la
maîtrise
du
propriétaire
sur
la
nature
elle-même,
et par extension, sur le monde qui l'entoure.
Le visiteur qui pénètre dans ces espaces aménagés comprend immédiatement qu'il se trouve dans un lieu de pouvoir.
La richesse ne se mesure pas seulement à la magnificence des façades, mais à l'étendue et à la sophistication des jardins qui entourent le château ou le manoir.
Un
parterre
soigneusement
dessiné
témoigne
d'une
fortune
considérable,
car
il
requiert
une
main-d'œuvre
permanente,
des
matériaux
précieux,
fontaines,
statues,
treillages dorés, et une expertise horticole de haut rang.
Cette ostentation calculée est universelle.
Des
jardins
de
Versailles
aux
parcs
anglais
à
l'italienne,
des
domaines
andalous
aux
villas
toscanes,
chaque
culture
aristocratique
a
développé
son
propre
langage
végétal pour exprimer la hiérarchie sociale.
Le jardin devient ainsi un texte que tout contemporain sait lire, un manifeste esthétique et politique inscrit dans la terre même.
Prestige
: L'étendue et la sophistication du jardin signalent le rang du seigneur au sein de la noblesse.
Maîtrise
: Dompter la nature reflète la capacité du propriétaire à gouverner hommes et territoires.
Richesse
: L'entretien exige des ressources immenses : personnel, matériaux rares, expertise spécialisée.
Au-delà de leur fonction représentative, les jardins seigneuriaux sont des espaces de vie intérieure.
On s'y retire pour penser, prier, converser ou simplement laisser l'esprit se déposer comme une eau qui retrouve son calme.
La promenade y devient un art en soi, un art lent, rythmé par le bruissement des fontaines, le parfum des roses trémières et l'ombre mouvante des tilleuls centenaires.
Les philosophes et les poètes ont de longues dates reconnus la vertu méditative du jardin.
Montaigne
dans
sa
tour,
les
moines
cisterciens
dans
leur
cloître
planté
d'herbes
aromatiques,
les
dames
de
cour
dans
leurs
jardins
secrets,
tous
cherchent
dans
cet
espace clos et ordonné un refuge contre le tumulte du monde.
Le jardin offre une parenthèse de sens dans l'agitation des affaires humaines.
Cette dimension spirituelle est particulièrement perceptible dans les jardins monastiques, où chaque plante porte une signification symbolique.
L'hysope
purificatrice,
la
rose
mystique,
le
rosier
sauvage
qui
rappelle
la
fragilité
de
l'existence,
la
botanique
médiévale
est
une
théologie
en
actes,
une
prière
silencieuse inscrite dans la terre.
Le seigneur laïc s'en inspire, aménageant ses propres "retraites" végétales avec la même intentionnalité.
Vertus du Jardin
Contemplation
: Retraite de l'âme loin des affaires du monde
Dialogue
: Lieu de conversation savante et d'échange courtois
Prière
: Espace symbolique chargé de significations spirituelles
Guérison
: Jardins de simples et plantes médicinales au service du corps
Au cœur du Vendée, le Puy du Fou a su réinventer la mémoire paysagère européenne avec une sensibilité remarquable.
Le Val de la Marienne, l'un des espaces les plus singuliers de ce grand parc historique, ne se contente pas d'être un décor : elle est une invitation à se souvenir.
En
parcourant
ses
allées
bordées
de
fleurs
sauvages
et
de
haies
vives,
le
visiteur
retrouve
quelque
chose
d'essentiel,
un
rapport
au
paysage
que
la
modernité
a
progressivement effacé.
Ici, la nature n'est pas domptée avec brutalité ; elle est guidée, encouragée, célébrée dans sa générosité.
Chaque saison y dépose ses teintes, ses senteurs, ses silences particuliers.
Le Val de la Marienne joue un rôle pédagogique et émotionnel fondamental.
Elle
rappelle
aux
visiteurs
contemporains
que
leurs
ancêtres
vivaient
en
intimité
profonde
avec
les
cycles
naturels,
que
le
jardin
fleuri
était
non
seulement
une
ressource alimentaire et médicinale, mais aussi une source de beauté quotidienne accessible à tous, du manant au seigneur.
Le Puy du Fou, en reconstituant cet espace, rend hommage à une culture paysagère trop souvent méconnue.
L'importance de la nature dans la culture européenne ne saurait être surestimée.
Des
mythologies
grecques
et
romaines
aux
légendes
celtiques,
des
épopées
médiévales
aux
romantismes
du
XIXe
siècle,
la
nature
est
omniprésente
comme
toile
de
fond, comme acteur, comme symbole.
Le chêne est la demeure des dieux ; la forêt, le lieu des épreuves initiatiques ; le jardin, le paradis reconstitué sur terre.
La Forêt Sacrée
: Lieu de mystère et d'initiation dans les traditions celtiques et germaniques, la forêt est le sanctuaire primordial de l'Europe ancienne.
Le
Jardin
Monastique
:
Synthèse
du
savoir
botanique
et
de
la
spiritualité
chrétienne,
il
transmet
pendant
des
siècles
une
culture
végétale
d'une
richesse
incomparable.
Le Paysage Pastoral
: Idéalisé par les poètes de Virgile à Lamartine, le paysage champêtre incarne la nostalgie d'un âge d'or naturel et harmonieux.
Cette alliance entre l'homme et son environnement naturel a profondément façonné l'art, la littérature, la philosophie et même la politique du continent.
Les
grandes
révolutions
paysagères,
qu'il
s'agisse
du
jardin
à
la
française
du
XVIIe
siècle
ou
du
parc
à
l'anglaise
du
XVIIIe,
sont
à
la
fois
des
expressions
esthétiques
et des prises de position philosophiques sur le rapport de l'humanité à la nature.
Si l'on devait résumer en trois mots la philosophie du jardin européen à travers les siècles, ce seraient ceux-là : ordre, beauté, harmonie.
Ces trois valeurs ne sont pas simplement esthétiques ; elles sont morales, politiques, voire cosmologiques.
Elles expriment une vision du monde dans laquelle l'homme, par sa raison et son travail, est capable d'élever la nature brute au rang de l'idéal.
Ordre
: La géométrie du jardin reflète la croyance en une raison universelle qui gouverne le monde.
Allées droites, parterres symétriques, taille précise des arbres, tout manifeste la victoire de l'intellect sur le chaos naturel.
L'ordre du jardin est l'ordre de la cité idéale.
Beauté
: La beauté n'est pas un ornement superflu ; elle est une nécessité morale.
Le jardin beau élève l'âme, affine les sens, dispose à la vertu.
Cette conviction traverse toute l'histoire de la pensée occidentale, de Platon aux humanistes de la Renaissance.
Harmonie
: L'harmonie est la vertu suprême du jardin : elle réconcilie les contraires, marie la géométrie et la nature, l'humain et le divin.
Un jardin harmonieux est une métaphore de la société bien gouvernée, de l'âme bien ordonnée.
La manière dont une civilisation aménage ses jardins révèle sa façon de concevoir le rapport entre l'humanité et le monde naturel.
C'est l'une des vérités les plus profondes que l'histoire des jardins nous enseigne.
Le jardin est toujours, d'une certaine façon, un aveu philosophique.
Dans
la
tradition
française
classique,
héritée
de
Le
Nôtre
et
de
sa
révolution
versaillaise,
la
nature
est
un
matériau
à
sculpter,
à
soumettre,
à
ordonner
selon
des
principes géométriques stricts.
Cette vision reflète une confiance absolue dans la raison humaine et dans sa capacité à améliorer la création naturelle.
C'est une esthétique de la maîtrise et de la clarté.
À
l'opposé,
la
tradition
du
jardin
anglais
du
XVIIIe
siècle,
inspirée
par
les
paysages
picturaux
de
Claude
Lorrain
et
de
Nicolas
Poussin,
cherche
à
imiter
la
nature
dans
ses effets les plus pittoresques, méandres irréguliers, collines ondulées, ruines romantiques dissimulées dans les bois.
Cette esthétique de l'irrégularité exprime une philosophie différente : la nature est déjà belle en elle-même ; il s'agit simplement de l'aider à révéler sa beauté cachée.
L'histoire du jardin européen est une aventure intellectuelle et esthétique qui s'étend sur plus de deux millénaires.
De
l'hortus
conclusus
médiéval
aux
grands
parcs
romantiques
du
XIXe
siècle,
en
passant
par
les
somptueuses
créations
de
la
Renaissance
italienne
et
du
Grand
Siècle français, chaque époque a réinventé cet espace selon ses propres valeurs et ses propres rêves.
Antiquité
: Jardins suspendus de Babylone, jardins philosophiques grecs, villa romaine et son hortus.
Moyen Âge
: Hortus conclusus symbolique, jardins monastiques de simples, vergers seigneuriaux clos de murs.
Renaissance
: Villa italienne, terrasses, cascades et grottes artificielles.
Redécouverte de l'Antiquité classique.
Grand Siècle
: Le Nôtre et Versailles. Triomphe de la géométrie, des bassins et des perspectives infinies.
XVIIIe–XIXe s
. : Parc à l'anglaise, jardins romantiques, ruines pittoresques et retour à une nature idéalisée.
Cette
longue
évolution
témoigne
d'une
constante
anthropologique
:
partout
et
en
tout
temps,
les
hommes
ont
éprouvé
le
besoin
de
façonner
leur
environnement
naturel immédiat, d'y inscrire leurs valeurs, leurs croyances et leurs aspirations.
Le jardin est une mémoire vivante, un palimpseste végétal où se lisent les strates successives de la civilisation.
À
l'heure
où
les
questions
environnementales
s'imposent
avec
une
urgence
inédite,
le
patrimoine
paysager
des
jardins
historiques
acquiert
une
résonance
nouvelle
et
particulièrement précieuse.
Ces
espaces
ne
sont
plus
seulement
des
témoignages
du
passé
;
ils
deviennent
des
modèles
pour
penser
différemment
le
rapport
de
l'homme
contemporain
à
son
environnement naturel.
La préservation des jardins et des vallées aménagées constitue un enjeu culturel et écologique de premier ordre.
Ces
espaces
abritent
des
variétés
végétales
anciennes,
parfois
disparues
ailleurs,
des
savoir-faire
horticoles
transmis
de
génération
en
génération,
des
écosystèmes
d'une richesse biologique remarquable.
Ils sont des conservatoires vivants, des arches de Noé végétales au service de la diversité du monde.
Des institutions comme le Puy du Fou jouent un rôle fondamental dans cette mission de transmission.
En
restituant
au
grand
public
des
paysages
aménagés
d'inspiration
historique,
elles
créent
un
lien
émotionnel
et
intellectuel
entre
les
visiteurs
contemporains
et
un
patrimoine culturel trop souvent méconnu.
La Vallée n'est pas seulement belle, elle est éducatrice, révélatrice, réconciliatrice.
Conservation
: Protéger les espèces végétales rares et les savoir-faire horticoles ancestraux avant qu'ils ne disparaissent définitivement.
Transmission
: Faire vivre ces espaces pour les générations futures, en maintenant un dialogue vivant entre passé et présent.
Inspiration
: Puiser dans la sagesse paysagère du passé pour imaginer des relations plus harmonieuses avec la nature aujourd'hui.